Marathon de Londres 2027 : 2 jours de course dans la capitale anglaise !

Le Marathon de Londres va changer de format pour la première fois de son histoire. En 2027, l’épreuve britannique s’étalera sur deux jours afin d’accueillir un nombre record de participants. Derrière cette décision historique se cache une réalité qui dépasse largement le cadre du running : le marathon est devenu un phénomène mondial dont Londres entend rester l’épicentre.

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Une première historique : Londres casse le modèle du marathon sur une journée

Pendant plus de quarante ans, le Marathon de Londres s’est construit sur une formule devenue presque intouchable : une grande journée de course, des dizaines de milliers de coureurs et une ville entièrement tournée vers ses 42,195 km. En 2027, ce ne sera plus le cas.

Les organisateurs ont officialisé un format inédit : le Marathon de Londres se disputera sur deux journées, les 24 et 25 avril 2027, avec l’objectif affiché d’atteindre 100000 participants sur le week-end. Une révolution pour une épreuve qui s’est imposée comme l’un des rendez-vous majeurs du calendrier mondial.

Selon le scénario présenté, les courses élites féminines et une partie des participantes prendront le départ sur une journée, tandis que les hommes élites et le reste du peloton évolueront le lendemain. Chaque coureur ne participera qu’à une seule course.

Le projet porte même un nom en interne : « The Double« . Une manière d’assumer qu’il ne s’agit pas seulement d’ajouter des dossards, mais de créer un événement sportif d’un nouveau genre.

Pourquoi Londres change tout maintenant

La vraie raison est simple : la demande est devenue impossible à absorber.

Le tirage au sort du Marathon de Londres attire désormais des volumes jamais vus dans le running. Pour l’édition 2027, plus de 1,33 million de candidatures ont été enregistrées, un record absolu pour un marathon et une progression de 18% par rapport au précédent sommet.

Même avec 100000 places, les probabilités d’obtenir un dossard resteront inférieures à 10%.

Cette explosion n’est pas isolée. Depuis plusieurs années, les grands marathons urbains vivent une croissance continue : davantage de primo-marathoniens, davantage de coureurs internationaux et une montée spectaculaire du running comme pratique sociale. Londres est probablement le meilleur symbole de cette transformation.

En 2026 déjà, l’épreuve avait accueilli près de 60000 finishers, établissant un nouveau standard mondial tout en battant des records sportifs et populaires.

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Un enjeu économique mais surtout culturel

Réduire cette décision à une simple question de capacité serait pourtant une erreur. Le Marathon de Londres est aujourd’hui bien plus qu’une course.

Les organisateurs estiment que cette édition sur deux jours pourrait générer plus de 150 millions de livres pour des associations et produire un impact économique de l’ordre de 400 millions de livres pour le Royaume-Uni.

Le volet caritatif reste central dans l’identité londonienne. L’édition 2026 avait déjà permis de récolter un montant record d’environ 90 millions de livres, confirmant le statut unique de l’événement dans le monde du sport amateur.

C’est aussi ce qui distingue Londres d’autres Majors. Boston reste attaché à son héritage compétitif. Berlin cultive l’obsession de la performance chronométrique. New York mise sur l’expérience populaire. Londres essaie désormais d’occuper tous les terrains à la fois.

Le début d’un nouveau modèle pour les World Marathon Majors ?

La question est désormais inévitable : si Londres réussit, d’autres suivront-ils ? Le format deux jours répond à une problématique commune à toutes les grandes courses : comment accueillir davantage de coureurs sans dégrader l’expérience ni bloquer une ville entière.

Pour l’instant, Londres présente cette évolution comme un format exceptionnel, pas comme une transformation définitive du marathon. Plusieurs médias britanniques indiquent déjà qu’un retour au modèle classique est envisagé après 2027.

Mais dans le monde du running, les expérimentations temporaires deviennent souvent des références. Quand les vagues de départ, les loteries massives ou les qualifications élargies sont apparues, elles semblaient ponctuelles. Elles sont devenues la norme.

Le Marathon de Londres pourrait bien ouvrir une nouvelle page : celle des méga-marathons, conçus autant comme des festivals populaires que comme des compétitions sportives. Et si cela fonctionne, il sera difficile pour les autres Majors de regarder ailleurs.