
Le Français Aurélien Sanchez a réalisé un exploit majuscule sur le Pacific Crest Trail. Il a traversé les États-Unis du Mexique au Canada en 45 jours, 20 heures et 15 minutes, améliorant de 16 heures et 35 minutes la référence établie par le Belge Karel Sabbe en 2023. Une performance encore en attente de validation officielle.
Achetez et vendez votre équipement running d’occasion entre coureurs sur runcorner.app

Un nouveau record sur l’un des sentiers les plus exigeants au monde
Aurélien Sanchez tient son pari. Parti le 8 juin de la frontière entre les États-Unis et le Mexique, le Français a rejoint la frontière canadienne après avoir parcouru les quelque 4200 km du Pacific Crest Trail (PCT). Son chrono : 45 jours, 20 heures et 15 minutes.
À 35 ans, l’ultra-trailer français s’empare ainsi d’un des Fastest Known Times (FKT) les plus prestigieux du monde de l’ultra-endurance. Il efface des tablettes la performance réalisée en août 2023 par Karel Sabbe, qui avait bouclé le parcours en 46 jours, 12 heures et 50 minutes. L’avance finale de Sanchez s’élève à 16 heures et 35 minutes.
Le Français a également dû composer avec un parcours particulièrement exigeant, comprenant environ 135776 mètres de dénivelé positif selon les données rapportées par L’Équipe. Une dimension qui permet de mesurer l’ampleur du défi : il ne s’agissait pas simplement d’avancer rapidement pendant un mois et demi, mais de maintenir un rythme d’effort exceptionnel sur plusieurs semaines, malgré l’accumulation de fatigue.
Près de 100 kilomètres par jour pendant plus de 45 jours
La performance donne le vertige lorsqu’elle est ramenée à l’échelle d’une journée. Pour tenir le rythme nécessaire à la conquête du record, Sanchez devait parcourir autour de 90 à 100 kilomètres quotidiennement.
Selon les informations rapportées par le San Francisco Chronicle, les journées du Français pouvaient atteindre environ 16 heures d’effort, avec sept heures consacrées au sommeil et le reste du temps dédié notamment aux repas et aux soins. Dans la dernière partie de son périple, il aurait encore accéléré, dépassant les 59 miles par jour, soit près de 95 kilomètres, afin de faire la différence sur le record de Sabbe.
Cette donnée permet de mieux comprendre la nature de l’exploit. Le Pacific Crest Trail n’est pas un ultra-trail classique que l’on aborde avec une logique de course sur une journée ou un week-end. Le véritable adversaire est ici l’accumulation : chaque kilomètre supplémentaire est réalisé avec un organisme déjà marqué par les jours précédents.
La moindre douleur devient alors potentiellement problématique. Les derniers jours ont d’ailleurs été particulièrement difficiles pour Sanchez, confronté à une importante fatigue physique et à de fortes douleurs aux pieds, selon les témoignages relayés par sa compagne et pacer, Lucille Malgouyres.
Achetez et vendez votre équipement running d’occasion entre coureurs sur runcorner.app

Un record encore à officialiser
Si le chrono de 45 jours, 20 heures et 15 minutes est désormais établi, le record doit encore franchir l’étape de la validation officielle. Les Fastest Known Times sont notamment vérifiés à partir de données permettant d’attester le parcours réalisé, comme les traces GPS et différents éléments de preuve.
Cette formalité ne change rien à la portée de la performance réalisée par Aurélien Sanchez. En traversant le Pacific Crest Trail à une vitesse moyenne proche de 90 kilomètres par jour pendant plus de six semaines, le Français vient de signer l’un des exploits les plus marquants de l’année dans l’univers de l’ultra-endurance.
De la Barkley au Pacific Crest Trail, Sanchez confirme surtout une chose : les frontières entre trail, ultra-endurance et aventure sont désormais largement repoussées. Et son nouveau record pourrait bien rester une référence pendant plusieurs années.




