Le média 100% running par runcorner.app

En trail, j’ai appris une chose essentielle au fil des kilomètres : ce n’est pas toujours les jambes qui lâchent en premier mais l’énergie. Sur les longues distances, que ce soit un 40 km ou un ultra, l’alimentation devient un véritable levier de performance. Mal gérée, elle peut vous faire exploser en plein milieu d’une course pourtant bien préparée.
Et pourtant, je vois encore trop de coureurs sous-estimer cet aspect. Entre ceux qui oublient de manger, ceux qui testent un gel au 30e kilomètre ou ceux qui boivent uniquement quand ils ont soif, les erreurs sont fréquentes… et souvent évitables.
Dans cet article, je vais vous partager une approche claire, concrète et testée sur le terrain pour gérer votre alimentation en trail long. L’objectif est simple : vous aider à rester performant, lucide et surtout à aller au bout de votre course dans de bonnes conditions.
Bien gérer son alimentation en trail long : ce qu’il faut retenir
Gérer son alimentation en trail long revient à anticiper, rester régulier et écouter son corps. Voici les points essentiels à retenir :
- Avant la course : remplissez vos réserves avec des glucides et hydratez-vous correctement
- Pendant l’effort : mangez toutes les 20 à 30 minutes, sans attendre la faim
- Variez les apports : alternez sucré et salé pour éviter l’écœurement
- Hydratez-vous en continu : 500 à 800 ml/heure avec des électrolytes
- Testez à l’entraînement : ne laissez rien au hasard le jour J
- Après la course : privilégiez une récupération rapide avec glucides + protéines
Pourquoi l’alimentation est déterminante en trail long
Un effort qui épuise rapidement les réserves
Quand vous partez pour plusieurs heures de trail, votre corps fonctionne comme un moteur qui consomme en continu. Le problème, c’est que votre réserve principale d’énergie : le glycogène est limitée. En moyenne, elle permet de tenir entre 1h30 et 2h d’effort intense.
Au-delà, si vous n’apportez rien, la baisse d’énergie est inévitable. Et sur les sentiers, elle se traduit rapidement : jambes lourdes, perte de lucidité, rythme qui chute brutalement. C’est ce que beaucoup appellent ‘le mur’.
De mon côté, j’ai longtemps pensé que je pouvais tenir un peu plus longtemps sans manger. Mauvaise idée. En trail, anticiper vaut toujours mieux que subir.
Achetez et vendez votre équipement running d’occasion entre coureurs sur runcorner.app

Les risques d’une mauvaise stratégie nutritionnelle
Ne pas manger ou mal s’alimenter, ce n’est pas seulement une question de performance. Cela peut aussi devenir un vrai problème physique.
Vous risquez notamment :
- une hypoglycémie (coup de fatigue brutal)
- des crampes liées à un manque de minéraux
- des troubles digestifs parfois très handicapants
Et là, soyons honnêtes : une fois que ces problèmes apparaissent, il est souvent trop tard pour corriger le tir efficacement.
C’est pour ça que je vous conseille de voir l’alimentation comme une stratégie à part entière, au même titre que votre plan d’entraînement. Elle se prépare, se teste et s’ajuste.
L’objectif : maintenir un niveau d’énergie stable
En trail long, votre objectif n’est pas de manger beaucoup mais de manger régulièrement et intelligemment.
Concrètement, il faut :
- apporter des glucides de façon continue
- maintenir une bonne hydratation
- compenser les pertes en électrolytes
Ce que je recommande, c’est de ne jamais attendre d’avoir faim ou soif. À ce moment-là, vous êtes déjà en retard.
Avec l’expérience, vous verrez qu’une alimentation bien gérée permet non seulement d’éviter les coups de mou, mais aussi de garder une vraie maîtrise de votre course du début à la fin.
Avant le trail : préparer le terrain
Le rôle clé des jours précédents
Tout commence bien avant le départ. Si vous voulez être performant le jour J, vous devez arriver avec des réserves d’énergie optimales.
Dans les jours qui précèdent, je vous conseille d’augmenter progressivement votre apport en glucides. L’objectif est simple : remplir au maximum vos stocks de glycogène. Inutile de tomber dans l’excès, mais clairement, ce n’est pas le moment de faire un régime pauvre en glucides.
En parallèle, pensez à bien vous hydrater. Beaucoup de coureurs négligent cet aspect, alors qu’une déshydratation légère peut déjà impacter la performance.
Le dernier repas avant la course
Le dernier repas est souvent source de stress. Pourtant, la règle est assez simple : privilégier quelque chose que vous connaissez et que vous digérez bien.
Idéalement, mangez 2 à 3 heures avant le départ :
- des glucides faciles à digérer (riz, pâtes, pain blanc)
- peu de fibres
- peu de graisses
Personnellement, je reste toujours sur des bases simples. Le jour d’une course importante, je ne prends aucun risque.
Les erreurs à éviter
Avec le recul, je peux vous dire que certaines erreurs reviennent très souvent.
- La plus classique : tester un nouvel aliment le jour de la course. C’est probablement le meilleur moyen de finir avec des problèmes digestifs.
- Autre piège fréquent : manger trop lourd ou trop gras avant le départ. Résultat, la digestion devient difficile dès les premiers kilomètres.
- Enfin, évitez de modifier radicalement vos habitudes alimentaires la veille. En trail, la régularité et la simplicité restent vos meilleures alliées.
Achetez et vendez votre équipement running d’occasion entre coureurs sur runcorner.app

Pendant le trail : la clé de la réussite
Une fois sur les sentiers, tout se joue dans votre capacité à rester régulier. Et je pèse mes mots : en trail long, ce n’est pas le plus fort qui gagne, mais souvent celui qui gère le mieux son énergie.
Avec l’expérience, j’ai compris qu’il fallait presque voir l’alimentation comme un métronome. Vous devez manger et boire avant même que le corps ne réclame quoi que ce soit.
Combien manger ? Les repères essentiels
Je vous donne ici une base simple et efficace :
- entre 30 et 60 g de glucides par heure pour un trail classique
- jusqu’à 90 g/h sur des formats très longs ou en ultra
Mais attention, ce n’est pas une règle absolue. Certains tolèrent plus, d’autres moins. L’essentiel, c’est de fractionner vos apports.
Concrètement, je vous conseille de manger toutes les 20 à 30 minutes. Même une petite quantité suffit à maintenir votre niveau d’énergie. Si vous attendez d’avoir un coup de mou, vous êtes déjà en train de perdre du terrain.
Quoi manger pendant un trail long
C’est souvent la grande question. Et la réponse est plus simple qu’on ne le pense : variez et restez pragmatique.
Vous pouvez alterner :
- gels énergétiques (rapides et pratiques)
- compotes ou purées de fruits
- fruits secs (abricots, raisins…)
- barres énergétiques
Sur les formats plus longs, je vous recommande vivement d’intégrer du solide :
- bananes
- pommes de terre
- petits sandwichs
Pourquoi ? Parce que le sucré en continu finit presque toujours par écœurer. Et le jour où ça arrive, manger devient un vrai combat.
Personnellement, j’alterne toujours sucré et salé. C’est simple, mais redoutablement efficace.
L’importance capitale de l’hydratation
On parle beaucoup de nutrition, mais l’hydratation est tout aussi essentielle. Et là encore, la régularité fait toute la différence.
Je vous conseille de boire toutes les 15 à 20 minutes, même en petites gorgées. En moyenne, comptez entre 500 et 800 ml par heure, à adapter selon la chaleur et votre transpiration.
Et surtout, n’oubliez pas les électrolytes. Boire uniquement de l’eau sur un trail long, c’est prendre le risque de diluer vos minéraux et de favoriser les crampes.
Avec le recul, je peux vous dire que beaucoup d’abandons sont liés à une mauvaise hydratation… bien plus qu’au manque d’entraînement.
Achetez et vendez votre équipement running d’occasion entre coureurs sur runcorner.app

Adapter sa stratégie à la distance
Tous les trails ne se gèrent pas de la même façon.
- Sur un trail court, vous pouvez rester assez léger
- Sur un trail long, il faut structurer vos apports
- Sur un ultra, l’alimentation devient une stratégie complète
Plus la distance augmente, plus vous devez être précis.
Mon conseil : simplifiez au maximum. Une stratégie claire, répétable et testée vaut mille fois mieux qu’un plan trop compliqué que vous ne suivrez pas.
L’entraînement digestif : le facteur souvent oublié
C’est probablement le point le plus sous-estimé et pourtant l’un des plus déterminants. On entraîne ses jambes, son cardio, son mental mais très peu de coureurs entraînent leur système digestif. Et c’est une erreur.
Pourquoi il faut entraîner son système digestif
En trail, votre corps doit digérer tout en courant. Et ce n’est pas naturel.
Sans préparation, vous risquez :
- ballonnements
- nausées
- impossibilité de vous alimenter
Et là, tout s’effondre.
Je le dis souvent : le meilleur plan nutritionnel du monde ne sert à rien si vous ne le tolérez pas.
Tester sa nutrition à l’entraînement
La solution est simple : tester, encore et encore.
Lors de vos sorties longues, reproduisez les conditions de course :
- même type d’aliments
- même fréquence de prise
- même hydratation
C’est à l’entraînement que vous devez faire vos erreurs, pas le jour J.
Trouver sa stratégie personnelle
Il n’existe pas de stratégie universelle. Ce qui fonctionne pour un coureur ne marchera pas forcément pour vous. Certains digèrent parfaitement les gels, d’autres préfèrent le solide. Certains ont besoin de salé très tôt, d’autres non.
Votre objectif est simple : construire votre propre routine nutritionnelle. Et une fois que vous l’avez trouvée, ne la changez plus à l’approche d’un objectif important.
Achetez et vendez votre équipement running d’occasion entre coureurs sur runcorner.app

Après le trail : optimiser la récupération
Une fois la ligne d’arrivée franchie, le travail n’est pas terminé. Au contraire, la récupération commence immédiatement. Et là encore, l’alimentation joue un rôle clé.
La fenêtre métabolique (les 30 premières minutes)
Juste après l’effort, votre corps est particulièrement réceptif. C’est ce qu’on appelle la « fenêtre métabolique« .
Dans ce laps de temps, je vous conseille d’apporter :
- des glucides pour reconstituer les réserves
- des protéines pour réparer les muscles
Un simple mélange boisson de récupération + encas peut faire l’affaire. Ne négligez pas ce moment. Il peut vraiment faire la différence sur votre récupération globale.
Le repas post-course
Dans les heures qui suivent, vous devez passer à un vrai repas complet :
- féculents (riz, pâtes, pommes de terre)
- protéines (viande, œufs, légumineuses)
- bonnes graisses
Et bien sûr, continuez à vous hydrater. Votre corps a perdu beaucoup d’eau et de minéraux. Après un trail long, je privilégie toujours un repas simple mais nourrissant. Inutile de chercher compliqué.
Les erreurs post-course
C’est souvent après la course que les mauvaises habitudes apparaissent.
Par exemple :
- se jeter sur des aliments trop gras
- consommer de l’alcool trop rapidement
- oublier de s’hydrater
Je comprends la tentation, surtout après un gros effort. Mais si vous voulez bien récupérer, vous devez rester cohérent jusqu’au bout.




