Comparatif : les meilleures marques de barre énergétique pour le running

Quand je pars pour une sortie longue, un marathon ou un trail, je ne choisis jamais ma nutrition au hasard. Une barre énergétique peut sembler être un simple encas, mais une fois les kilomètres qui défilent, sa composition, son goût, sa texture et surtout sa digestibilité peuvent faire une vraie différence. Et quand on découvre le nombre de références disponibles, il n’est pas toujours facile de savoir laquelle glisser dans sa poche.

Baouw, Maurten, Meltonic, Näak, Overstims, TA Energy : les grandes marques de nutrition sportive proposent aujourd’hui des barres aux recettes et aux objectifs très différents. Certaines misent sur les glucides et la performance, d’autres sur des ingrédients naturels, tandis que certaines s’adressent davantage aux coureurs de trail et d’ultra.

Alors, quelle est la meilleure barre énergétique pour le running ? Il n’existe pas une réponse unique. Une barre parfaitement adaptée à un marathon ne sera pas forcément le meilleur choix pour un trail de six heures. De la même manière, un coureur qui privilégie une composition naturelle ne recherchera pas nécessairement le même produit qu’un athlète qui veut maximiser son apport en glucides pendant l’effort.

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Tableau comparatif des meilleures marques de barre énergétique pour la course à pied

MarqueProduit pharePoints fortsPour quel usage ?Prix
BaouwBarre énergétiqueComposition, ingrédients naturelsRunning / trail long€€€
MaurtenSolidHaute densité énergétique, stratégie nutritionnelleMarathon / trail€€€
MeltonicBarre énergétique BioMiel, composition naturelleRunning / trail€€€
NäakUltra Energy Waffle/BarÉnergie + protéinesUltra / trail long€€€
OverstimsOrigin’Bar / barre énergétiqueLarge gamme, enduranceRunning / trail€€
TA EnergyBarre énergétique BioBio, ingrédients naturelsRunning / trail€€

Le Top 6 des meilleures marques de barre énergétique pour le running

Baouw : la référence des barres naturelles ?

Si vous vous intéressez à la nutrition sportive depuis quelques années, il est difficile de passer à côté de Baouw. La marque française s’est fait une place particulière dans le running et le trail avec un positionnement assez différent des fabricants historiques de nutrition sportive : proposer des produits énergétiques qui ressemblent davantage à de vrais aliments qu’à des produits conçus uniquement autour de la performance.

Ce qui caractérise les barres Baouw

C’est probablement le principal argument de Baouw : la composition. La marque met en avant des recettes élaborées à partir d’ingrédients d’origine naturelle, avec notamment des fruits, des oléagineux et d’autres ingrédients que l’on pourrait retrouver dans une alimentation classique.

Cette approche se ressent également au niveau du goût. On est généralement assez loin de la sensation que peuvent donner certaines barres très industrielles ou très sucrées. Les recettes cherchent davantage à proposer une expérience alimentaire agréable, ce qui prend tout son sens lorsque vous devez vous alimenter pendant plusieurs heures.

Et c’est justement là que je trouve Baouw particulièrement intéressante. Sur un marathon ou un trail, vous pouvez rapidement vous lasser d’avaler uniquement des gels et des boissons sucrées. Introduire une barre avec une texture et un goût différents permet de casser la monotonie du ravitaillement.

L’apport énergétique varie toutefois selon les références. Il faut donc regarder la fiche nutritionnelle de chaque recette plutôt que considérer toutes les barres Baouw comme équivalentes. Pour préparer une stratégie de course, je vous conseille de raisonner en grammes de glucides par heure plutôt qu’en nombre de barres.

Les points forts

  • Le goût
  • La composition
  • Pertinent dans une stratégie de ravitaillement variée

Les points faibles

  • Tarif haut de gamme
  • Apport glucidique varié

Pour quel coureur ?

Je recommande surtout Baouw aux coureurs qui pratiquent le trail, les sorties longues et les épreuves durant lesquelles l’alimentation solide occupe une place importante.

C’est également une excellente option si vous avez du mal avec les produits très sucrés ou si vous souhaitez simplement varier votre alimentation pendant l’effort.

En revanche, pour un marathon couru à haute intensité, je ne construirais pas nécessairement toute ma stratégie autour des barres. Plus l’intensité augmente, plus il devient intéressant de privilégier des formats rapides à consommer et faciles à digérer.

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Maurten : la barre pensée pour la performance ?

Avec Maurten, on change clairement d’approche. La marque suédoise s’est imposée dans la nutrition d’endurance avec une philosophie très orientée vers la performance et la précision des apports. Et sa barre Solid illustre parfaitement cette stratégie.

Solid : une approche différente de la nutrition sportive

La Maurten Solid 160 n’est pas une barre conçue pour remplacer les gels ou les boissons de la marque. Elle vient les compléter.

Chaque barre apporte 40 g de glucides et 160 kcal, avec une recette à base notamment d’avoine et de riz. Elle est également prédécoupée en deux parties de 20 g de glucides, ce qui permet de fractionner facilement sa consommation.

Cette précision n’est pas anodine. Maurten construit toute sa gamme autour d’une logique de ravitaillement modulable : vous pouvez combiner Solid, Gel et Drink Mix pour atteindre un objectif précis de glucides par heure.

La marque recommande notamment la Solid lors des efforts d’endurance de plus de deux heures à intensité faible ou modérée, mais également avant une course ou après l’effort. Elle précise elle-même que la barre n’a pas vocation à remplacer les produits de type hydrogel lors des phases de haute intensité.

C’est exactement ce qui me plaît dans cette approche : la barre n’est pas considérée comme un produit miracle, mais comme un élément d’une stratégie nutritionnelle globale.

Les points forts

  • Densité nutritionnelle facile à calculer
  • Complémentarité avec les autres produits de la marque
  • Texture

Les points faibles

  • Prix assez élevé
  • Goût

Pour quel coureur ?

Je la recommande en priorité aux coureurs qui préparent un marathon, un trail longue distance ou une épreuve d’endurance et qui souhaitent contrôler précisément leurs apports en glucides.

Elle convient également très bien aux athlètes qui utilisent déjà les gels ou boissons Maurten et veulent introduire une source solide dans leur ravitaillement sans bouleverser leur stratégie.

Pour un footing d’une heure, en revanche, son intérêt est beaucoup plus limité. Vous n’avez tout simplement pas besoin d’une stratégie nutritionnelle aussi poussée pour ce type d’effort.

Meltonic : le choix du miel pour les coureurs ?

Avec Meltonic, on retrouve une philosophie assez différente de Maurten. La marque française mise depuis ses débuts sur les produits de la ruche et une nutrition sportive naturelle et biologique. Un positionnement qui peut séduire les coureurs qui veulent savoir précisément ce qu’ils mettent dans leur poche avant de partir courir.

Le positionnement de Meltonic

Le miel occupe une place centrale dans l’univers Meltonic. La marque associe notamment miel, gelée royale, fruits secs et céréales dans ses différentes recettes. Ses barres sont fabriquées en France et une grande partie de la gamme est certifiée bio.

La gamme actuelle est d’ailleurs assez large. On trouve des barres moelleuses comme les Pur’Bar, mais également des références plus petites ou des recettes salées. Meltonic recommande notamment ses Pur’Bar pour les efforts longs, tandis que ses Tonic’Barres ciblent davantage les distances plus courtes.

Ce qui me plaît particulièrement, c’est que la marque ne se contente pas de proposer une barre très sucrée destinée à fournir rapidement des calories. Les recettes associent par exemple pâte de dattes, fruits à coque, avoine, protéines végétales, miel et gelée royale. La Pur’Bar noix de cajou et sel apporte ainsi 197 kcal et 26,4 g de glucides pour une barre de 50 g.

On est donc davantage sur une petite portion d’alimentation solide que sur un simple apport glucidique concentré.

Les points forts

  • Composition à base de miel
  • Variété de la gamme
  • Digestibilité
  • Goût

Les points faibles

  • Prix assez élevé
  • Apport glucidique plus faible que d’autres marques

Pour quel coureur ?

Je vois surtout Meltonic comme une excellente option pour les sorties longues et le trail.

Si vous partez pour deux, trois ou quatre heures et que vous souhaitez alterner les textures et les saveurs, les barres de la marque ont beaucoup de sens. Elles conviendront également aux coureurs qui accordent une importance particulière à la composition et qui préfèrent une nutrition sportive à base d’ingrédients naturels et biologiques.

Pour un marathon très rapide, je les utiliserais plutôt comme complément d’une stratégie nutritionnelle comprenant également des glucides sous forme liquide ou de gels.

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Näak : la barre idéale pour les longues distances ?

Avec Näak, on entre encore davantage dans l’univers de l’ultra-endurance. La marque canadienne s’est construite autour des besoins des sportifs qui passent plusieurs heures, voire une journée entière, à courir, pédaler ou évoluer en montagne.

Une nutrition pensée pour l’ultra-endurance

Näak ne cherche pas uniquement à fournir des glucides. Sa philosophie repose notamment sur l’association glucides + protéines + électrolytes, avec l’objectif de proposer une alimentation adaptée aux efforts prolongés.

La gamme Ultra Energy Waffle illustre parfaitement cette approche. La gaufre apporte environ 140 kcal, 16 à 18 g de glucides, 3 g de protéines et environ 200 mg d’électrolytes, selon les références.

Pourquoi ajouter des protéines ? Parce que sur une épreuve de plusieurs heures, votre alimentation ne sert plus uniquement à fournir du carburant immédiat. Vous devez également pouvoir continuer à manger et à varier vos sources d’énergie au fil de l’épreuve.

Le format gaufre constitue d’ailleurs une bonne idée. Elle est moelleuse et facile à mâcher, ce qui la rend plus agréable à consommer qu’une barre très compacte lorsque la fatigue commence à s’installer.

Näak recommande notamment une gaufre toutes les 30 minutes pendant l’effort, en adaptant ensuite les apports pour atteindre les objectifs énergétiques et en sodium. La marque positionne ses produits sur le trail running, l’endurance et l’ultra.

Les points forts

  • Pour l’endurance longue
  • Apport en protéines
  • Variété des formats et des gouts
  • Texture

Les points faibles

  • Pas pertinent sur les sorties courtes
  • Densité glucidique plus faible que d’autres marques
  • Digestibilité parfois difficile chez certains coureurs

Pour quel coureur ?

Pour moi, Näak prend tout son sens sur l’ultra-trail et les trails longue distance.

Si vous courez pendant cinq, huit, dix ou quinze heures, vous avez besoin de beaucoup plus qu’une succession de gels. Votre alimentation doit rester suffisamment variée pour vous permettre de continuer à manger malgré la fatigue.

Les produits Näak peuvent alors constituer une bonne base solide, à alterner avec des gels et une boisson énergétique. Je les trouve également intéressants pour les sorties d’entraînement de plusieurs heures, notamment lorsqu’il s’agit de tester votre future stratégie nutritionnelle.

Overstims : une valeur sûre de la nutrition sportive ?

Si vous avez déjà cherché des produits de nutrition pour préparer un marathon ou un trail, vous avez probablement croisé Overstims. La marque française fait partie des acteurs historiques du marché et possède surtout un avantage difficile à ignorer : une gamme extrêmement large.

Chez Overstims, vous ne trouverez pas uniquement quelques barres énergétiques. La marque propose une véritable panoplie destinée à accompagner le sportif avant, pendant et après l’effort. Cette diversité peut être un atout, à condition de savoir ce que vous recherchez.

Une gamme très large

C’est probablement ce qui distingue le plus Overstims des autres marques de ce comparatif. La gamme comprend plusieurs types de barres, avec des produits davantage orientés vers l’apport énergétique, mais aussi des références salées.

Cette variété répond à un vrai problème rencontré par les coureurs sur les longues distances : la saturation du goût sucré.

Après plusieurs heures de course, je trouve personnellement très intéressant de pouvoir passer d’une barre sucrée à une barre salée. Ce simple changement peut vous redonner envie de manger lorsque les gels et les aliments sucrés commencent à vous écœurer.

Les barres Overstims peuvent également être intégrées dans une stratégie plus globale avec les gels et les boissons énergétiques de la marque. C’est un point important : je vous conseille de ne pas considérer une barre isolément, mais de réfléchir à la façon dont elle complète vos autres apports en glucides et en électrolytes.

Les points forts

  • Marque historique
  • Variété de la gamme

Les points faibles

  • Diversité des apports des différentes barres de la gamme

Pour quel coureur ?

Je trouve Overstims particulièrement polyvalente. Elle peut convenir au running, au marathon, au trail et à l’ultra-trail, à condition de choisir la référence adaptée.

Pour un coureur débutant qui cherche simplement une barre pour une sortie longue, la diversité peut même être un avantage : vous pouvez tester plusieurs formats et identifier progressivement celui qui vous convient.

Pour le marathon, je privilégierais une référence suffisamment riche en glucides et facile à consommer. Pour le trail et l’ultra, j’accorderais davantage d’importance à la variété des goûts, avec notamment la possibilité d’intégrer une barre salée.

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TA Energy : une alternative bio à considérer ?

TA Energy est peut-être moins connue du grand public que Maurten ou Overstims, mais la marque mérite sa place dans ce comparatif. Son positionnement repose notamment sur une nutrition sportive à base de produits biologiques, avec une approche qui cherche à privilégier des ingrédients relativement simples.

Elle s’adresse notamment aux pratiquants de sports d’endurance qui souhaitent éviter les produits trop éloignés d’une alimentation classique.

Le positionnement de TA Energy

TA Energy est une marque française positionnée sur la nutrition destinée aux sports d’endurance. Elle propose notamment des barres, des gels et des boissons énergétiques.

Je préfère regarder TA Energy comme une alternative destinée aux coureurs qui accordent beaucoup d’importance à la composition, plutôt que comme une barre conçue pour maximiser la quantité de glucides par prise.

Les points forts

  • Composition bio
  • Apport en protéine et sodium

Les points faibles

  • Densité nutritionnelle en glucide plus faible que d’autres marques
  • Prix assez élevé

Pour quel coureur ?

Je vois TA Energy comme une option intéressante pour les coureurs qui privilégient avant tout la composition et le bio.

Elle peut convenir au running et aux sorties longues, mais je la trouve surtout pertinente dans une stratégie où la barre constitue une source alimentaire parmi d’autres.

Pour le trail, elle peut également trouver sa place, notamment si vous aimez alterner différentes textures et différents types d’aliments. En revanche, pour un ultra où vous devez gérer précisément un apport élevé en glucides, je ne compterais pas uniquement sur cette barre.

À quoi sert une barre énergétique pendant une course ?

Une barre énergétique n’est pas simplement une collation à glisser dans sa poche « au cas où ». Pendant un effort prolongé, elle peut devenir une véritable source de carburant et vous aider à maintenir votre niveau d’énergie au fil des kilomètres.

Mais attention : toutes les sorties ne nécessitent pas de manger pendant l’effort. Avant de choisir entre une barre, un gel ou une boisson, il faut surtout regarder la durée et l’intensité de votre course.

Apporter des glucides pendant l’effort

Lorsque vous courez, votre organisme utilise plusieurs sources d’énergie. Les glucides jouent toutefois un rôle central lorsque l’intensité augmente, notamment parce que votre corps peut les utiliser rapidement pour produire de l’énergie.

Le problème, c’est que vos réserves de glycogène ne sont pas illimitées. Plus l’effort se prolonge, plus ces réserves diminuent. C’est pour cette raison que l’alimentation devient particulièrement importante lors des sorties longues, des marathons et des trails.

Pour les efforts d’endurance, les recommandations actuelles peuvent atteindre 60 à 90 g de glucides par heure lorsque l’intensité et la durée de l’épreuve le justifient, à condition que votre système digestif soit entraîné à les tolérer. Les besoins exacts restent toutefois individuels.

Une barre énergétique permet donc d’apporter une partie de ces glucides pendant la course. Elle peut également fournir des calories, des matières grasses, des protéines ou encore du sodium selon sa composition.

Je vous conseille cependant de ne pas raisonner uniquement en nombre de barres. Regardez plutôt combien de glucides vous apporte chaque portion et comment elle s’intègre dans l’ensemble de votre stratégie nutritionnelle.

Une barre de 25 g de glucides n’a évidemment pas le même intérêt qu’une barre de 40 g si vous cherchez à atteindre un objectif précis par heure.

Barre énergétique ou gel énergétique : quelle différence ?

C’est une question que l’on me pose régulièrement : faut-il privilégier une barre ou un gel ? En réalité, je considère que les deux formats sont davantage complémentaires que concurrents.

La barre possède un avantage évident : elle se rapproche davantage d’un aliment classique. Vous la mâchez, vous prenez le temps de la manger et elle peut procurer une sensation de satiété plus importante qu’un gel. Sur une sortie de plusieurs heures, cette sensation peut être particulièrement agréable.

Elle permet également de varier les plaisirs. Après plusieurs gels au goût sucré, manger une barre aux fruits, aux céréales, au chocolat ou même une référence salée peut vous redonner envie de vous alimenter.

Le gel répond à une logique différente. Il se consomme rapidement et nécessite beaucoup moins de mastication. C’est particulièrement intéressant lorsque vous courez à haute intensité ou lorsque vous approchez d’une partie difficile de votre course.

Sur un marathon, par exemple, je trouve plus simple de consommer un gel dans les derniers kilomètres que de sortir une barre, la mâcher et l’avaler alors que l’allure est élevée.

Le gel et la barre répondent donc à deux besoins différents :

  • la barre : alimentation solide, variété, mastication et confort sur les efforts longs ;
  • le gel : apport rapide de glucides, particulièrement pratique lorsque l’intensité augmente ;
  • les deux ensemble : une solution intéressante pour éviter la monotonie et adapter votre alimentation au déroulement de la course.

Sur un trail de plusieurs heures, je privilégierais clairement cette complémentarité plutôt que de choisir un seul format.

À partir de quelle durée faut-il prendre une barre ?

Il n’existe pas une durée précise à partir de laquelle vous devez absolument manger une barre. Votre alimentation avant la course, votre niveau d’intensité et vos habitudes jouent également un rôle.

  • Pour un footing de moins d’une heure, vous n’avez généralement pas besoin d’une barre énergétique pendant l’effort. Si vous avez mangé normalement avant de partir, vos réserves énergétiques sont suffisantes pour ce type de séance dans la grande majorité des cas.
  • Entre 1h30 et 2 heures, la situation commence à changer. Si vous courez tranquillement, vous pouvez parfois terminer votre sortie sans manger. En revanche, si vous partez pour une séance longue, intense ou si vous avez l’habitude de vous alimenter à partir d’une certaine durée, une petite prise de glucides peut être intéressante.
  • Entre 2 et 4 heures, l’alimentation devient beaucoup plus importante. C’est là que les barres prennent tout leur sens. Vous pouvez les utiliser en complément de gels, de boissons énergétiques et éventuellement d’aliments salés afin de maintenir un apport régulier en énergie.
  • Sur un trail ou un ultra-trail, la question ne se limite plus à faut-il manger ?. Il faut surtout réussir à continuer à manger pendant plusieurs heures sans saturer du goût, sans provoquer de problème digestif et sans oublier de boire.

C’est pourquoi je recommande de tester votre stratégie en entraînement. Une barre qui passe parfaitement après 1h30 de course peut devenir beaucoup plus difficile à manger après cinq heures d’effort.

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Comment choisir une bonne barre énergétique pour le running ?

Maintenant que vous savez à quoi sert une barre, reste la question la plus importante : comment choisir celle qui vous convient ?

Le packaging, les promesses marketing et le goût annoncé peuvent évidemment influencer votre choix. Mais lorsque je compare deux produits, je regarde surtout plusieurs critères nutritionnels et pratiques.

La quantité de glucides

Pour une barre destinée à être consommée pendant l’effort, c’est probablement le premier chiffre que je regarde.

Les glucides constituent le principal carburant à surveiller lorsque vous cherchez à maintenir vos performances sur une épreuve d’endurance. Une barre peut être excellente sur le plan gustatif ou composée d’ingrédients très qualitatifs, mais si elle apporte très peu de glucides, elle ne répondra pas forcément à votre objectif.

Attention toutefois à ne pas confondre glucides et sucres.

Sur l’étiquette nutritionnelle, la ligne glucides correspond à l’ensemble des glucides disponibles dans le produit. La ligne « dont sucres » indique uniquement la quantité de sucres incluse dans cette valeur. Il ne faut donc pas additionner les deux.

Autre piège fréquent : comparer uniquement les valeurs pour 100 g.

Une barre peut afficher 60 g de glucides pour 100 g, ce qui semble impressionnant. Mais si elle ne pèse que 25 g, vous n’absorbez en réalité que 15 g de glucides en mangeant une barre.

Regardez toujours la quantité réellement consommée.

Pour notre comparatif, je privilégie donc la valeur par barre ou par portion, car c’est celle qui correspond à ce que vous allez réellement manger pendant votre course.

La digestibilité

Une barre peut avoir une excellente fiche nutritionnelle et être pourtant complètement inadaptée à votre estomac.

Pendant l’effort, votre système digestif ne fonctionne pas exactement comme au repos. Plus l’intensité augmente, plus certaines personnes peuvent avoir des difficultés à digérer des aliments riches en matières grasses, en fibres ou en certains ingrédients.

Les fibres méritent notamment votre attention. Elles peuvent être intéressantes dans l’alimentation quotidienne, mais une quantité importante juste avant ou pendant un effort intense peut provoquer des troubles digestifs chez certains coureurs.

Même chose pour les matières grasses. Une barre contenant des fruits à coque ou certaines huiles peut être très intéressante sur le plan nutritionnel, mais elle sera généralement digérée plus lentement qu’un produit essentiellement composé de glucides.

La texture joue également. Une barre très compacte, sèche ou difficile à mâcher peut devenir désagréable après plusieurs heures de course.

Je vous conseille donc de ne jamais découvrir une nouvelle barre le matin de votre marathon ou de votre ultra.

Testez-la d’abord pendant vos sorties longues. Essayez également de la consommer dans des conditions proches de celles de votre compétition : même durée d’effort, allure similaire et quantité de boisson comparable.

C’est le meilleur moyen de savoir si votre organisme l’accepte réellement.

La composition et la qualité des ingrédients

Après les glucides et la digestibilité, je regarde la composition.

Les marques utilisent aujourd’hui des approches très différentes. Certaines privilégient des ingrédients relativement simples comme les fruits, les céréales, le miel ou les fruits à coque. D’autres développent des recettes davantage pensées pour optimiser précisément les apports nutritionnels.

Je ne considère pas qu’une barre contenant davantage d’ingrédients soit nécessairement moins bonne. La transformation d’un produit ne suffit pas à déterminer sa qualité ou son efficacité pendant l’effort.

Il faut surtout se demander ce que vous recherchez.

Si votre priorité est une alimentation qui se rapproche d’un encas classique, une barre à base de fruits, de céréales ou de miel peut vous séduire. Si vous cherchez avant tout une forte densité glucidique et une digestion rapide, votre choix pourra être différent.

Le bio peut également entrer en ligne de compte. Pour certains coureurs, c’est un critère important ; pour d’autres, il passe après la quantité de glucides, le prix ou la digestibilité.

Enfin, certaines barres apportent des protéines, du sodium, du magnésium ou d’autres micronutriments. Ces éléments peuvent avoir un intérêt, notamment sur les efforts très longs, mais je vous déconseille de choisir une barre uniquement parce que son étiquette affiche une longue liste de vitamines et minéraux.

Pour une course d’endurance, commencez par regarder les glucides, la tolérance digestive et la facilité de consommation.

Le goût et la texture

Ce critère peut sembler secondaire sur une fiche produit. En réalité, je le considère comme essentiel.

Imaginez que vous partiez pour un trail de six heures avec uniquement des produits au goût très sucré. Les deux premières heures peuvent parfaitement se passer. Mais si vous ne supportez plus le goût après quatre heures, vous risquez de ne plus avoir envie de manger.

C’est précisément pour cette raison que je recommande de varier les saveurs et les textures.

Certaines barres sont fruitées, d’autres chocolatées ou à base de céréales. Certaines marques proposent même des recettes salées, particulièrement intéressantes sur les longues distances.

La texture compte tout autant. Une barre moelleuse sera généralement plus facile à manger en courant qu’une barre très compacte. Mais là encore, il s’agit d’une question personnelle.

Sur un marathon rapide, je privilégierais plutôt un produit facile et rapide à consommer. Sur un ultra, je peux accepter de prendre davantage de temps pour manger quelque chose qui ressemble réellement à un aliment.

Le meilleur produit est finalement souvent celui que vous aurez encore envie de manger après plusieurs heures d’effort.

Le prix

Enfin, parlons du budget. Et sur ce point, les écarts entre les marques peuvent être importants.

Ne vous contentez pas de regarder le prix du paquet. Une boîte à 20 € peut sembler chère ou abordable selon le nombre de barres qu’elle contient.

Je vous conseille de comparer au minimum trois éléments :

  • le prix par barre ;
  • le prix pour 100 g ou au kilogramme ;
  • le prix rapporté à la quantité de glucides apportée.

Ce dernier indicateur est particulièrement intéressant lorsque vous comparez des produits très différents.

Une barre à 2 € qui apporte 40 g de glucides n’a évidemment pas le même rapport coût/énergie qu’une barre à 2 € qui n’en apporte que 20 g.

Mais là encore, je ne choisirais pas systématiquement le produit le moins cher. Si une barre plus coûteuse est beaucoup plus digeste et vous permet de vous alimenter correctement pendant votre course, son surcoût peut être parfaitement justifié.

Le bon rapport qualité-prix est donc celui qui correspond à votre utilisation, pas nécessairement celui qui affiche le prix le plus bas.

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Questions fréquentes sur les barres énergétiques pour la course à pied

Quelle est la meilleure barre énergétique pour courir ?

Il n’existe pas une seule meilleure barre énergétique. Baouw se distingue par ses recettes naturelles, Maurten par sa précision nutritionnelle, Näak pour les longues distances et Overstims par la diversité de sa gamme. Le meilleur choix dépend surtout de votre durée d’effort, de vos besoins en glucides et de votre tolérance digestive.

Quand manger une barre énergétique en courant ?

Pour une sortie de moins d’une heure, une barre est généralement inutile. Au-delà de 1h30 à 2 heures, elle peut commencer à être intéressante. Sur les sorties de plusieurs heures, je vous conseille de manger régulièrement plutôt que d’attendre d’avoir un coup de fatigue.

Combien de barres énergétiques prendre pendant un marathon ?

Cela dépend de votre stratégie nutritionnelle et des glucides apportés par vos gels et boissons. Une barre peut compléter vos apports, mais il est rarement nécessaire de compter uniquement sur les aliments solides. Testez votre stratégie à l’entraînement avant le jour du marathon.

Barre énergétique ou gel : que choisir ?

Le gel est plus rapide à consommer et pratique lorsque l’intensité est élevée. La barre apporte une alimentation solide et permet de varier les textures et les goûts. Sur un trail ou une longue course, les deux formats peuvent être complémentaires.

Peut-on manger une barre énergétique pendant un trail ?

Oui, et c’est même particulièrement intéressant sur les trails longs. Les barres permettent de varier les sources d’énergie et d’éviter de consommer uniquement des gels. Testez toutefois leur digestibilité pendant vos entraînements.

Les barres énergétiques sont-elles utiles pour un footing ?

Pour un footing classique de moins d’une heure, elles ne sont généralement pas nécessaires si vous avez une alimentation normale. Elles deviennent surtout utiles lorsque la durée de l’effort augmente.

Quelle quantité de glucides faut-il consommer pendant une course ?

Les besoins varient selon la durée et l’intensité. Sur les efforts d’endurance prolongés, les recommandations peuvent atteindre 60 à 90 g de glucides par heure pour les coureurs entraînés à les tolérer. Votre stratégie doit être testée progressivement à l’entraînement.

Peut-on manger une barre énergétique avant de courir ?

Oui. Une barre peut constituer une source de glucides avant une sortie longue ou une compétition. Évitez toutefois de tester un nouveau produit juste avant une course importante et adaptez le moment de consommation à sa composition et à votre digestion.

Quelle barre énergétique choisir pour un ultra-trail ?

Pour un ultra, privilégiez une barre que vous digérez facilement et que vous aurez envie de manger après plusieurs heures. Näak, Baouw et Overstims proposent notamment des produits intéressants pour varier les apports solides, mais votre tolérance personnelle reste le critère numéro un.