
Le 100 km de Millau revient ce samedi 26 septembre pour sa 54e édition. Plus de 1200 cent-bornards s’attaqueront à un parcours vallonné de 100 kilomètres, tandis que le marathon et le 23 km compléteront le programme. Entre records à défendre, côte de Tiergues et arrivée potentiellement au cœur de la nuit, l’épreuve reste l’un des grands rendez-vous de l’ultrafond français.
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Une classique française du grand fond
Créé en 1972, le 100 km de Millau s’apprête à vivre sa 54e édition. L’épreuve a conservé une identité assez rare dans le calendrier actuel : un 100 km sur route, ouvert aux coureurs expérimentés comme à ceux qui viennent se confronter pour la première fois à la distance mythique du cent bornes.
Cette année encore, l’engouement est au rendez-vous. 1265 coureurs sont annoncés sur le 100 km, auxquels s’ajoutent 322 participants sur le marathon et 369 sur le 23 km. Au total, près de 2000 coureurs sont attendus samedi dans les rues de Millau, même si la liste officielle peut encore évoluer avec les désistements de dernière minute.
Le départ commun sera donné à 8 heures, avenue Jean-Jaurès, après le traditionnel rassemblement des coureurs au parc de la Victoire. Les concurrents du 100 km auront ensuite jusqu’à 2 heures du matin pour rejoindre l’arrivée, soit une limite de 18 heures.
Cette amplitude résume assez bien l’esprit de Millau : ici, la performance chronométrique compte, mais terminer l’épreuve constitue déjà une véritable aventure sportive.
Un parcours qui se gagne aussi dans la deuxième moitié
Le 100 km de Millau n’est pas un simple long parcours roulant. Son profil demande de savoir gérer son effort sur la durée, notamment parce que les difficultés les plus significatives arrivent après plusieurs heures de course.
Une première boucle de 42 kilomètres
Les coureurs commencent par une boucle d’environ 42 kilomètres, commune avec le marathon. Le tracé remonte la vallée du Tarn en direction d’Aguessac, puis du Rozier et de Peyreleau, avant de revenir vers Millau par l’autre rive.
Cette première partie peut donner une impression trompeuse de facilité. Le dénivelé reste raisonnable à ce stade, mais les kilomètres s’accumulent déjà dans les jambes.
Après le retour à Millau, les cent-bornards repartent pour la seconde partie du parcours, en direction de Saint-Affrique. C’est là que la course change véritablement de dimension.
Tiergues, le juge de paix
Le passage par la côte de Tiergues, à Saint-Affrique, constitue l’une des difficultés emblématiques de l’épreuve. Les coureurs doivent franchir ses pentes dans les deux sens, alors que la fatigue commence à peser lourdement. Le parcours affiche plus de 1100 mètres de dénivelé positif et compte 18 ravitaillements.
Autre particularité spectaculaire : les concurrents passent deux fois sous le viaduc de Millau. Le décor est exceptionnel, mais à ce moment de la course, ce sont surtout les capacités de gestion et de résistance qui font la différence.
Pour un coureur visant un chrono, le véritable enjeu est donc moins de gagner du temps dans les premières heures que d’éviter de le perdre lorsque le parcours se durcit.
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Une course qui se vit jusqu’au bout de la nuit
L’une des particularités du 100 km de Millau reste finalement son scénario. À 8 heures, les meilleurs peuvent envisager une arrivée en milieu d’après-midi. Mais les derniers concurrents peuvent, eux, continuer à courir alors que la nuit est déjà tombée.
Les dernières arrivées sont ainsi attendues jusqu’à 2 heures du matin dimanche. Entre les premiers kilomètres dans la vallée du Tarn et le retour nocturne vers Millau, la course propose deux expériences presque différentes au sein d’une même épreuve.
Pour les spectateurs et les accompagnateurs, plusieurs routes seront par ailleurs fermées ou soumises à des restrictions durant la journée, notamment autour de Millau, Aguessac, Saint-Rome-de-Cernon, Tiergues et Saint-Affrique.
Plus qu’un simple 100 km, Millau reste ainsi un véritable morceau d’histoire de la course sur route française. Cinquante-quatre éditions après sa création, l’épreuve conserve ce qui fait la singularité du grand fond : une distance intimidante, un parcours qui demande de la patience et une arrivée où chaque coureur, quelle que soit son heure de passage, raconte une histoire différente.




