
Le Kényan Kiprop Kimutai a remporté la 47e édition de Marseille-Cassis en 58min36s, dimanche 25 octobre, en devenant le premier coureur à passer sous l’heure depuis 2017. Chez les femmes, la Française Alessia Zarbo s’est imposée en 1h09min04s, malgré un mois sans courir. Deux victoires marquantes sur les 20 kilomètres reliant Marseille à Cassis, où la montée du col de la Gineste a une nouvelle fois joué un rôle décisif.
Classement homme top 10 Marseille-Cassis 2026
| Rang | Coureur | Nationalité | Temps |
|---|---|---|---|
| 1 | Kiprop Kimutai | Kenya | 58 min 36 s |
| 2 | Houssein Sougueh | Djibouti | 1 h 00 min 07 s |
| 3 | Silas Boch | Ouganda | 1 h 00 min 26 s |
| 4 | Gilbert Kipkosgei Kiprotich | Kenya | 1 h 00 min 28 s |
| 5 | Said Kaddour | Maroc | 1 h 01 min 04 s |
| 6 | Alex-Franck Ngouari-Mouissi | Congo | 1 h 01 min 17 s |
| 7 | Enzo Couderchet | France | 1 h 01 min 38 s |
| 8 | Valentin André | France | 1 h 02 min 11 s |
| 9 | Alexis Miellet | France | 1 h 02 min 59 s |
| 10 | Quentin Meyleu | France | 1 h 03 min 34 s |
Classement femme top 8 Marseille-Cassis 2026
| Rang | Coureuse | Nationalité | Temps |
|---|---|---|---|
| 1 | Alessia Zarbo | France | 1 h 09 min 04 s |
| 2 | Ophélie Serra-Boxberger | France | 1 h 09 min 44 s |
| 3 | Sarah Hasni | France | 1 h 11 min 02 s |
| 4 | Manon Coste | France | 1 h 11 min 33 s |
| 5 | Mélody Julien | France | 1 h 12 min 08 s |
| 6 | Augustine Emeraux Lombard | France | 1 h 14 min 00 s |
| 7 | Anne Moulin Vens | France | 1 h 14 min 13 s |
| 8 | Latifa Mokhtari | France | 1 h 15 min 33 s |
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Kiprop Kimutai frappe fort sur les routes provençales
La barrière de l’heure est tombée. Dimanche 25 octobre, Kiprop Kimutai a remporté Marseille-Cassis 2026 en 58min36s, signant une performance de premier plan sur l’une des courses sur route les plus emblématiques de France. Le Kényan de 22 ans a ainsi mis fin à une attente qui durait depuis 2017, année de la dernière victoire sous les 60 minutes.
Pour s’imposer, le vainqueur n’a pas attendu les derniers kilomètres. Bien au contraire : il a construit son succès dans la difficulté majeure du parcours, le col de la Gineste. Avec un profil exigeant et une montée qui demande autant de puissance que de maîtrise, Marseille-Cassis ne récompense pas uniquement les coureurs capables de maintenir une allure élevée sur le plat. Il faut également savoir changer de rythme au bon moment.
Kimutai a parfaitement exploité cette configuration. Après un départ rapide, les hommes de tête ont franchi le cinquième kilomètre en 14min52s, avant que le Kényan ne fasse la différence dans l’ascension. Il a ensuite conservé son avance jusqu’à Cassis, sans laisser ses poursuivants revenir dans la descente.
Un podium international, les Français en embuscade
Derrière l’intouchable Kimutai, Houssein Sougueh a pris la deuxième place en 1h00min07s. L’Ougandais Silas Boch complète le podium en 1h00min26s, juste devant le Kényan Gilbert Kipkosgei Kiprotich, quatrième en 1h00min28s.
Le premier Français, Enzo Couderchet, a terminé septième en 1h01min38s. Valentin André s’est classé huitième en 1h02min11s, confirmant la présence tricolore dans le haut du classement malgré la domination internationale.
Cette édition rappelle combien le chrono brut doit être interprété à la lumière du parcours. Sur une distance de 20 kilomètres, descendre sous l’heure représente déjà une performance de haut niveau. Y parvenir à Marseille-Cassis, avec son dénivelé et ses changements de rythme, donne une dimension supplémentaire au résultat de Kimutai.
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Alessia Zarbo, une victoire inattendue après un mois sans courir
La course féminine a livré un scénario tout aussi marquant. Alessia Zarbo s’est imposée en 1h09min04s, devant Ophélie Serra Boxberger, deuxième en 1h09min44s, et Sarah Hasni, troisième en 1h11min02s.
La Française de 25 ans, licenciée à Nice Côte d’Azur Athlétisme, a fait la différence très tôt. Passée au cinquième kilomètre en 16 min 54 s, elle a pris la tête de la course et ne l’a plus quittée. Elle signe ainsi une victoire nette, pour sa première participation à Marseille-Cassis.
Mais c’est surtout le contexte de sa performance qui interpelle. Zarbo a expliqué à l’arrivée ne pas avoir pu courir pendant un mois. Pour entretenir sa condition physique, elle a privilégié le vélo avant de se présenter au départ de cette classique provençale.
Son succès illustre l’intérêt du travail croisé dans la préparation d’un coureur : le vélo permet de maintenir une partie de la capacité cardiovasculaire tout en limitant les impacts liés à la course à pied. Il ne remplace toutefois pas totalement les contraintes musculaires et mécaniques propres à la course. La performance de Zarbo témoigne donc d’une excellente capacité à mobiliser ses ressources le jour J, sans permettre pour autant de conclure qu’un mois sans courir constitue une stratégie de préparation idéale.
Un podium 100% français
Ophélie Serra Boxberger a terminé à 40 secondes de la gagnante, tandis que Sarah Hasni a franchi la ligne en 1h11min02s. Manon Coste, quatrième en 1h11min33s, et Mélody Julien, cinquième en 1h12min08s, complètent un top 5 entièrement français.
Zarbo a également signé une performance remarquable au classement général, en terminant à la 38e place toutes catégories confondues. À 3min27s par kilomètre de moyenne, elle confirme son niveau sur route et s’offre une victoire de référence sur une course au profil atypique.
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La Gineste, juge de paix de Marseille-Cassis
Marseille-Cassis n’est pas un 20 km classique. Le départ est donné à proximité du stade Vélodrome, à Marseille, avant une traversée du massif des Calanques et une arrivée au cœur de Cassis. Entre les deux, le col de la Gineste constitue le passage stratégique de la course, avec un point culminant situé à environ 327 mètres d’altitude.
Cette ascension impose de gérer son effort avec précision. Partir trop vite peut coûter cher au moment où la pente se durcit, tandis qu’une montée bien négociée permet de préserver suffisamment de fraîcheur pour la suite. La descente qui conduit vers Cassis offre ensuite la possibilité de relancer, mais elle sollicite fortement les quadriceps, déjà éprouvés par l’effort précédent.
Pour les amateurs, la leçon est claire : la réussite sur ce parcours dépend moins de la capacité à courir chaque kilomètre à la même allure que de l’intelligence de course. Mieux vaut accepter de ralentir dans les portions difficiles que compromettre la fin de l’épreuve en voulant maintenir coûte que coûte son allure habituelle.
Cette spécificité explique aussi pourquoi comparer directement les chronos de Marseille-Cassis à ceux d’un 20 km plat reste délicat. La performance doit être appréciée en fonction du relief, de la météo et de la gestion de course.
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Plus de 20000 coureurs au rendez-vous
Au-delà des vainqueurs, Marseille-Cassis 2026 a confirmé son attractivité populaire. L’épreuve a réuni 20671 concurrents, avec des participants venus de nombreux pays et des profils très variés, des spécialistes de la route aux coureurs amateurs venus découvrir le parcours.
L’organisation a également poursuivi sa démarche environnementale en supprimant les bouteilles en plastique aux ravitaillements, remplacées par un dispositif utilisant notamment des flasques réutilisables. Un changement concret pour une épreuve de cette ampleur, où la gestion des déchets constitue un enjeu logistique important.
Cette 47e édition restera donc marquée par deux histoires fortes : le chrono de référence de Kiprop Kimutai, qui repousse les limites de la course masculine sur ce tracé, et le succès d’Alessia Zarbo, obtenu dans des circonstances peu ordinaires. Entre compétition internationale, défi sportif et expérience collective, Marseille-Cassis confirme sa place à part dans le calendrier français du running.




